A l'occasion d'une pause entre deux parties de philo, je me connecte, je lance une magnifique chanson, et je me mets à écrire. Il y a quelque temps, je me serais mise à pleurer. Pourquoi ? Parce que je pensais avoir découvert le grand secret, celui que tout le monde s'empresse de chercher, celui qui dit que l'amour est une impasse, une immense comédie, qu'il est mort depuis des siècles et, comme pour le reste, nous trichons.
Non pas qu'aujourd'hui je n'en pense pas moins, mais tout simplement, aujourd'hui, on a su me prouver que nous sommes toujours à la recherche de quelqu'un de très précis. Cette quête, c'est l'aventure intime universelle, l'exploration de ce qui reste lorsque la neige a fondu. Ce qui est également séduisant dans cette thèse et la nécessité de l'action dans cette recherche. Elle n'exclue pas la présence de l'amour mais ne cherche pas à le démontrer. On se contente juste de supposer son existence, aussi courte et lointaine soit-elle.
Je ne veux pas avoir la prétention de dire que j'ai trouvé l'objet de mes plus profonds désirs, puisqu'alors concrétiser ce simple désir deviendrait une atroce ironie ( merci la philo, je t'aime ! ) mais tout simplement, aujourd'hui, j'ai la sensation d'être heureuse, épanouïe, ce qui est objectivement parlant très vaniteux, mais qu'importe ? Le simple fait de se le répéter procure un bien-être intérieur fou.
Alors je ne le proclame pas, mais je réalise aujourd'hui que je suis capable d'aimer. Et grâce à Toi. Merci.